L'Angélus de la mer


- 1 -
À l'horizon se lève et rit l'aube vermeille
Marins perdus en mer
Voici l'heure où là-bas le vieux clocher s'éveille
Et chante au matin clair
Entendez-vous dans la brise qui jase
Tinte l'écho des cloches du pays
Les flots joyeux que la lumière embrase
Ondulent plus blonds que les blonds épis.

Refrain
Au loin c'est l'Angélus
C'est l'Angélus qui sonne
À genoux donc sous le ciel bleu
À genoux donc et priez Dieu
Laboureurs de la mer
Et que le jour rayonne
C'est l'Angélus!
(ter)

- 2 -   (Non chanté ici)
Sur nos mâts triomphants le soleil plane et brille
Marins perdus en mer
Voici l'heure où là-bas s'incline la faucille
Qui fauche le blé clair
Entendez-vous dans la brise hautaine
Dans l'air poudreux où flambent des rayons
Vibre l'appel d'une cloche lointaine
Comme pour bénir nos fiers pavillons.

- 3 -
Les feux mourants du jour ont empourpré nos voiles
Marins perdus en mer
Voici l'heure où là-bas s'allument les étoiles
Brodant l'azur moins clair
Entendez-vous dans la brise qui rêve
Des sons divins qui semblent s'approcher ?
Le paysan dont le labeur s'achève
Ecoute, pensif, la voix du clocher.

Dernier refrain
Au loin c'est l'Angélus
C'est l'Angélus qui sonne
À genoux donc sous le ciel bleu
À genoux donc et priez Dieu
Laboureurs de la mer
Et que la nuit rayonne
C'est l'Angélus!
(ter)



Paroles: L. Durocher (1894)
Adaptation: M. Hermite (1938)
Musique: Gustave Goublier
Interprète: Koen Crucke

Fermer