Sans MUSIQUE

La complainte du Titanic
Le naufrage du Titanic

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Quel est ce preux à l'arrogante allure
Que rien ne semble arrêter en chemin?
Où va-t-il donc, si fier en sa parure?
Qu'il est vaillant! Où sera-t-il demain?
Des grandes mers, c'est le roi, le Titan,
Un monde vit et s'ébat en son flanc
Fruit du génie, mais on oublie
L'immensité, le fond de l'Océan.

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En ce palais, pour tous la vie est belle
L'humble et le riche ont voulu l'étrenner
Chacun sa place en la grande nacelle
C'est le printemps, vite il faut voyager
On a goûté, le jour, de grands bonheurs
C'est le repos, plus de bruits, de clameurs
La mer est douce comme une mousse
Mais son grand sein cache bien des horreurs.

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Pourtant, ci-bas, une ligne sépare
Le dur malheur de la félicité
Bientôt jouera la joyeuse fanfare
Pour mieux cacher le seuil d'éternité
Mais le Titan court au but, le deuil suit
Et, malgré l'or, ses puissants, cette nuit
La glace passe, faites-lui place
C'est la Nature, en elle, qui rugit.

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De ce joyeux et rapide voyage
De cet altier et moderne Titan
Que reste-t-il? Un terrible naufrage
Et ses horreurs; beaucoup de dévouement
Ordres et cris : Chaloupes à la mer!
Et chacun pense à l'être le plus cher
Mon Dieu, ma mère! hélas! que faire?
Puis l'appel part aussi prompt que l'éclair.

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Le fluide parle et le secours arrive
Ils sont passés, les plus affreux moments
Plus de Titan, mais bientôt sur la rive
Vont débarquer les femmes et les enfants
Et moins d'un tiers enfin arrive au port
C'est trop payer de tribut à la mort
Seize cents vies furent ravies
Par l'océan, pour l'amour d'un <record>.



Paroles et musique : Joseph-Hormidas Malo (1912)

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* Ce texte provient de notes manuscrites.
Il peut donc différer du texte original.