Ma joie
Poème de Thérèse de l'Enfant-Jésus

- 1 -
Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi c'est tout le contraire
La joie se trouve dans mon coeur
Cette joie n'est pas éphémère
Je la possède sans retour
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.
(bis)

- 2 -
Vraiment je suis bien trop heureuse
Je fais toujours sa volonté
Pourrais-je n'être pas joyeuse
Et ne pas montrer ma gaieté
Ma joie c'est d'aimer la souffrance
Je souris en versant des pleurs
J'accepte avec reconnaissance
Les épines mêlées aux fleurs.
(bis)

- 3 -
Lorsque le ciel bleu devient sombre
Et qu'il semble me délaisser
Ma joie c'est de rester dans l'ombre
De me cacher, de m'abaisser
Ma joie c'est la volonté sainte
De Jésus mon unique amour
Ainsi, je vis sans nulle crainte
J'aime autant la nuit que le jour.
(bis)

- 4 -   (Non chanté ici)
Ma joie, c'est de rester petite
Aussi quand je tombe en chemin
Je puis me relever bien vite
Et Jésus me prend par la main
Alors le comblant de caresses
Je lui dis qu'Il est tout pour moi
Et je redouble de tendresse
Lorsqu'Il se dérobe à ma foi.
(bis)

  - 5 -   (Non chanté ici)
Si parfois je verse des larmes
Ma joie c'est de les bien cacher
Oh ! Que la souffrance a de charme
Quand de fleurs on sait la voiler
Je veux bien souffrir sans le dire
Pour que Jésus soit consolé
Ma joie c'est de le voir sourire
Lorsque mon coeur est exilé.
(bis)

- 6 -   (Non chanté ici)
Ma joie c'est de lutter sans cesse
Afin d'enfanter des élus.
C'est le coeur brûlant de tendresse
De souvent redire à Jésus :
Pour toi, mon divin petit frère
Je suis heureuse de souffrir
Ma seule joie sur cette terre
C'est de pouvoir te réjouir.
(bis)

- 7 -   (Non chanté ici)
Longtemps encore je veux bien vivre
Seigneur, si c'est là ton désir
Dans le ciel je voudrais te suivre
Si cela te faisait plaisir
L'amour, ce feu de la Patrie,
Ne cesse de me consumer
Que me font la mort ou la vie ?
Jésus, ma joie, c'est de t'aimer !
(bis)







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