Le Roi d'Ys
(Aubade)


Puisqu'on ne peut fléchir
    ces jalouses gardiennes
Ah! laissez-moi conter mes peines
    et mon émoi...

Musique

Vainement, ma bien-aimée,
On croit me désespérer
Près de ta porte fermée
Je veux encore demeurer.

Les soleils pourront s'éteindre
Les nuits remplacer les jours
Sans t'accuser et sans me plaindre
Là, je resterai toujours, toujours.

Je le sais, ton âme est douce
Et l'heure bientôt viendra
Où la main qui me repousse
Vers la mienne se tendra.

Ne sois pas trop tardive
À te laisser attendrir
Si Rozenn bientôt n'arrive
Je vais hélas! mourir, hélas! mourir.


Paroles: Édouard Blau
Musique: Édouard Lalo
Interprète: Tino Rossi (1934)

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